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Le choix entre secteur 1 et secteur 2 est l’une des décisions les plus structurantes de la carrière d’un médecin. Outre-mer, elle se double d’une subtilité que personne ne vous signale : elle interagit avec l’abattement d’impôt, et pas toujours dans le sens attendu.
Le principe est le même qu’en métropole. En secteur 1, vous appliquez les tarifs conventionnels, et en contrepartie une partie de vos cotisations sociales est prise en charge par l’Assurance maladie. En secteur 2, vous fixez librement vos honoraires, avec droit à dépassement, mais vous supportez l’intégralité de vos cotisations.
Rien de spécifique à l’outre-mer sur ce point : le régime de conventionnement est national, et la CGSS applique les mêmes règles que l’Urssaf métropolitaine.
La spécificité ne vient pas du secteur, mais de l’impôt. Rappelons que votre impôt sur le revenu est réduit de 40 % en Guyane et 30 % aux Antilles, dans la limite de 4 050 et 2 450 euros BOFiP.
Or ces plafonds sont atteints dès environ 56 700 et 50 200 euros de revenu imposable pour une part. Un médecin, quel que soit son secteur, les dépasse. Son abattement est donc figé, et il ne varie pas selon qu’il exerce en secteur 1 ou 2.
La question se ramène à un calcul de net. Le secteur 2 offre des honoraires potentiellement plus élevés, mais un coût de cotisations supérieur, faute de prise en charge. Le secteur 1 sécurise une charge sociale allégée, au prix de tarifs encadrés.
Outre-mer, deux paramètres pèsent sur ce calcul :
Ce dernier point renvoie à une décision plus large. Puisque l’abattement plafonne et que votre revenu marginal n’en bénéficie plus, la question de la structure devient centrale. Exercer en société permet de ne pas exposer la totalité de votre bénéfice à votre tranche marginale, en capitalisant au taux de l’impôt sur les sociétés.
Autrement dit, le choix de secteur et le choix de structure se pensent ensemble. Un médecin de secteur 2 à hauts honoraires, plafonné sur l’abattement, est souvent le profil pour lequel le passage en société pèse le plus lourd.
Nous ne tranchons jamais un choix de secteur à l’intuition. Nous le chiffrons sur vos données réelles, en intégrant l’abattement plafonné, le niveau de cotisations propre à chaque secteur, et l’option société. Le bon choix n’est pas le même pour un jeune installé et pour un praticien établi, ni pour une spécialité de plateau technique et une spécialité clinique.
Nous modélisons votre net dans chaque scénario, abattement plafonné inclus. Vous décidez sur des montants.
Faire le point