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SELARL : rémunération ou dividendes ? Le bon arbitrage en 2026

Passer sa patientèle en société d’exercice libéral change tout : vous ne cotisez plus sur l’ensemble de votre bénéfice, mais seulement sur ce que vous décidez de vous verser. Encore faut-il trouver le bon équilibre. Voici la méthode — et un simulateur pour la chiffrer sur votre situation.

En BNC, la totalité de votre bénéfice est cotisée et imposée, chaque année, sans marge de manœuvre. En SELARL / SELAS, votre bénéfice se répartit entre trois enveloppes : la rémunération que vous vous versez, les dividendes que la société distribue, et le résultat conservé dans la société (imposé seulement à l’impôt sur les sociétés). C’est ce pilotage qui fait toute la différence.

Le principe : on ne cotise que sur la rémunération

Dans une SEL, seules vos rémunérations de gérant supportent les cotisations sociales (elles restent élevées, de l’ordre de 40 %). Le reste du bénéfice, laissé dans la société, n’est imposé qu’à l’impôt sur les sociétés : 15 % jusqu’à 42 500 € de résultat, puis 25 %. C’est le premier levier d’optimisation.

Depuis 2024, la rémunération de l’associé de SEL au titre de son activité libérale est d’ailleurs imposée en BNC (article 92 du CGI) : fini l’abattement de 10 % pour frais professionnels.

La règle des 10 % du capital sur les dividendes

Les dividendes de SEL ne relèvent jamais purement du prélèvement forfaitaire unique. Le traitement dépend d’un seuil : 10 % du capital social.

Autrement dit, plus votre capital social est élevé, plus vous pouvez distribuer de dividendes en restant sur le régime le plus léger.

Le seuil décisif : 42 500 € de résultat

La clé de l’arbitrage. Tant que le résultat de la société reste sous 42 500 €, il n’est imposé qu’à 15 % d’IS. Au-delà, la tranche supérieure passe à 25 %. L’idéal est donc souvent de caler sa rémunération de façon à laisser le résultat autour de ce seuil, puis de compléter — si besoin — par des dividendes.

Quand la rémunération l’emporte, quand les dividendes gagnent

La rémunération gagne quand…

  • votre besoin de revenu est élevé au regard du bénéfice ;
  • votre caisse a des cotisations lourdes même sur les dividendes (avocats, notamment) ;
  • vous restez sous la tranche d’impôt sur le revenu à 41 %.

Les dividendes gagnent quand…

  • votre rémunération atteint la tranche marginale à 41 % ;
  • le résultat de la société peut rester sous 42 500 € (IS à 15 %) ;
  • votre capital social permet d’absorber une part des dividendes sous le seuil des 10 %.

Il n’y a donc pas de réponse universelle : le bon mix dépend de votre bénéfice, de votre caisse, de votre situation familiale et de votre besoin de trésorerie. C’est exactement ce que notre simulateur calcule.

Selon votre profession

L’arbitrage dépend beaucoup de votre caisse : nous avons détaillé les cas les plus fréquents.

Questions fréquentes

Faut-il un capital social élevé pour créer une SELARL ?
Non, le capital minimum est symbolique. Mais un capital plus élevé augmente le seuil des 10 % en-dessous duquel les dividendes échappent aux cotisations sociales : c’est un vrai paramètre d’optimisation, à arbitrer avec votre expert-comptable.
Les dividendes de SELARL sont-ils soumis aux cotisations sociales ?
Uniquement la fraction supérieure à 10 % du capital social (majoré des primes d’émission et des sommes en compte courant). En-dessous de ce seuil, les dividendes ne supportent que l’impôt sur le revenu de 12,8 % et les prélèvements sociaux de 18,6 %.
À partir de quel bénéfice le passage en SEL devient-il intéressant ?
Cela dépend surtout de l’écart entre votre bénéfice et votre besoin de revenu. Plus vous dégagez de bénéfice sans avoir besoin de tout prélever, plus la capitalisation dans la société à l’IS (15 %) devient avantageuse. Notre simulateur chiffre le gain sur votre cas précis.
La rémunération de gérant de SEL bénéficie-t-elle de l’abattement de 10 % ?
Non, plus depuis 2024. La rémunération perçue au titre de l’activité libérale est désormais imposée en BNC (article 92 du CGI), sans l’abattement de 10 % pour frais professionnels des traitements et salaires.
Puis-je changer chaque année la répartition rémunération / dividendes ?
Oui. La rémunération se décide en cours d’exercice et les dividendes lors de l’approbation des comptes. C’est ce qui permet d’ajuster le montage chaque année selon votre bénéfice et vos besoins — un pilotage que nous assurons pour nos clients.
Le simulateur remplace-t-il un conseil personnalisé ?
Non. Il donne des ordres de grandeur fiables pour préparer la discussion, mais votre situation réelle (caisse, patrimoine, projets) mérite une analyse dédiée. C’est le rôle de votre expert-comptable.

Cabinet Ascencia — cet article a une vocation informative et ne constitue pas un conseil personnalisé. Les seuils et taux indiqués sont ceux de 2026 et sont susceptibles d’évoluer.

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