Expertise comptable · Chirurgiens-dentistes
BNC et 2035, passage en SELARL, amortissement de votre plateau technique, arbitrage de rémunération et transmission de votre cabinet : nous pilotons toute la vie financière de votre activité, du quotidien jusqu’aux opérations patrimoniales les plus techniques.
Ce que nous gérons pour vous
Comptabilité dématérialisée, 2035 et liasse sans stress, avec un interlocuteur qui connaît les spécificités du cabinet dentaire.
On chiffre le bon moment pour passer en société d’exercice et l’économie réelle de cotisations et d’impôt à la clé.
Optimisation de votre rémunération en intégrant la règle des 10 % du capital sur les dividendes de SEL.
Cotisations, praticien conventionné, impact sur votre déclaration : on sécurise tout, sans erreur.
Rapport de valorisation, montage de la reprise par une SEL, acte de cession : on pilote l’opération de A à Z.
2042, revenus du cabinet, case pivot, PER : votre IR optimisé, sans rien oublier ni payer plus que nécessaire.
Questions fréquentes
Dès que votre bénéfice dépasse durablement votre besoin de rémunération : l’excédent est alors taxé à l’IS (15 % puis 25 %) au lieu de votre tranche marginale, et vous pilotez vos dividendes. On chiffre le seuil exact.
La part de dividendes dépassant 10 % du capital social supporte des cotisations sociales (pas seulement la flat tax). L’arbitrage rémunération / dividendes doit en tenir compte : notre simulateur le fait.
Cela dépend de vos recettes, de votre patientèle, de votre équipement et des éventuels murs. On produit un rapport défendable devant la banque et l’administration.
Oui : fauteuils, imagerie, CFAO… votre plateau technique s’amortit dans la SEL et réduit le résultat imposable. C’est l’un des grands intérêts du passage en société pour un cabinet dentaire.
Une question sur votre situation ? Consultez notre FAQ des professions de santé : des réponses claires et à jour 2026.
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Capter ≈ 99 % des bénéfices de votre société d’exercice dans une holding faiblement fiscalisée (régime mère-fille), pour réinvestir librement et préparer votre transmission, grâce aux actions de préférence. Montage courant chez les chirurgiens-dentistes pour détenir le matériel et les murs, réinvestir librement et préparer la transmission du cabinet.
Vos soins sont exonérés, vos prothèses aussi, vos implants également. Mais vos gouttières et vos aligneurs, non. La frontière ne passe pas où l'on croit, et elle coûte cher à ceux qui la découvrent lors d'un contrôle.
L'article 261, 4-1° du Code général des impôts exonère les soins dispensés par les professions médicales réglementées. Mais il fait mieux que cela pour vous : il vise expressément « les fournitures de prothèses dentaires par les dentistes et les prothésistes ». Votre activité prothétique est donc exonérée par une mention nominative, pas par interprétation.
La doctrine précise la condition : la prothèse doit être spécialement fabriquée pour l'usage exclusif d'un patient déterminé, sur commande d'un praticien prescripteur, à partir d'une prise d'empreinte préalable ou de spécifications techniques.
Le point a été tranché par un rescrit : « la pose d'un implant dentaire et d'une infrastructure coronaire sur implant bénéficie de l'exonération prévue au 1° du 4 de l'article 261 du CGI ». Et précision qui compte : l'absence de prise en charge par l'assurance maladie est sans incidence. Un acte non remboursé n'est pas pour autant un acte taxable.
Voici la distinction que le BOFiP opère, et que peu de cabinets ont intégrée.
| Dispositif | Qualification | TVA |
|---|---|---|
| Couronne, bridge, prothèse amovible | Prothèse | Exonéré |
| Implant, infrastructure coronaire sur implant | Prothèse | Exonéré |
| Appareil orthodontique | Orthèse | Taux normal |
| Gouttière | Orthèse | Taux normal |
| Aligneur | Orthèse | Taux normal |
Une prothèse remplace un organe ou une dent. Une orthèse corrige une position. Le droit ne les traite pas de la même façon : l'administration a explicitement rangé les appareils orthodontiques, les gouttières et les aligneurs parmi les orthèses, donc hors du champ de l'exonération.
Pour un cabinet qui développe une activité d'alignement, la conséquence est directe : cette activité est taxable et, si elle franchit les seuils de franchise en base, elle vous rend redevable de la TVA — alors que le reste de votre exercice n'en relève pas. Vous devenez un assujetti partiel, avec les obligations de suivi que cela suppose.
Ajoutez à cela les actes à visée purement esthétique, sans finalité thérapeutique démontrable : eux aussi sont taxables. Seuls les actes qui visent à prévenir, diagnostiquer ou soigner sont exonérés.
C'est précisément le genre de sujet qui ne se règle pas en lisant un forum entre confrères, mais en regardant la composition réelle de votre chiffre d'affaires une fois par an.
Sources : article 261, 4-1° du CGI (mention expresse des prothèses dentaires) ; BOI-TVA-CHAMP-30-10-20-10, version en vigueur au 9 avril 2025, paragraphes 40, 45, 305 et 310 ; BOFiP ACTU-2023-00005 du 8 février 2023 (appareils orthodontiques, gouttières et aligneurs qualifiés d'orthèses) ; rescrit BOI-RES-000009 du 7 juin 2018 (implants).
Votre caisse a conservé une architecture que d'autres viennent d'abandonner. Comprendre cette particularité, c'est comprendre pourquoi votre complémentaire ne se calcule pas comme celle de vos confrères paramédicaux.
| Régime | Montant ou taux 2026 | Assiette |
|---|---|---|
| Retraite de base, tranche 1 | 8,73 % | Jusqu'à 48 060 € (1 PASS) |
| Retraite de base, tranche 2 | 1,87 % | De 0 à 240 300 € (5 PASS) |
| Complémentaire, part forfaitaire | 3 210,60 € | Forfait |
| Complémentaire, part proportionnelle | 11,35 % | Revenus compris entre 31 239 et 240 300 € |
| PCV forfaitaire, part praticien | 1 663,60 € | La CPAM ajoute 3 327,20 € |
| PCV proportionnelle, part praticien | 0,725 % | La CPAM ajoute 0,725 % |
| Invalidité-décès | 394 € | Forfait |
| Prévoyance (indemnités journalières) | 841 € | Forfait |
Cotisation de base minimale : 573 euros. Première année d'exercice, avant que votre revenu réel ne soit connu : 1 235 euros de cotisation forfaitaire.
Lisez bien la ligne de la complémentaire proportionnelle : 11,35 % des revenus compris entre 31 239 et 240 300 euros. Le taux ne s'applique pas à la totalité de votre revenu, mais uniquement à la fraction qui dépasse 31 239 euros (soit 0,65 PASS).
Un praticien à 100 000 euros de revenu paie donc 11,35 % de 68 761 euros, soit environ 7 804 euros — et non 11,35 % de 100 000.
C'est exactement l'inverse de ce qui se passe chez les auxiliaires médicaux, dont la caisse a supprimé son forfait en 2026 et applique désormais son taux à l'assiette entière, simplement ramenée entre un plancher et un plafond. Deux caisses, deux logiques. Les confondre fausse le calcul de plusieurs milliers d'euros.
Comme les médecins, vous bénéficiez d'une prise en charge par l'assurance maladie sur le régime des prestations complémentaires de vieillesse : vous versez 1 663,60 euros, la CPAM verse 3 327,20 euros, soit exactement le double. Vous financez un tiers d'un régime dont vous percevez la totalité des points.
Sur la part proportionnelle en revanche, la répartition est différente : 0,725 % pour vous, 0,725 % pour la caisse, soit moitié-moitié. Ce n'est pas la même clé que sur le forfait, et c'est une subtilité propre à votre régime.
Sources : CARCDSF, montant des cotisations du praticien 2026 et mémento du chirurgien-dentiste (carcdsf.fr). Signalons une coquille sur la page officielle de la caisse, qui indique un plafond de tranche 1 de « 40 060 € » : le PASS 2026 étant fixé à 48 060 euros par arrêté du 22 décembre 2025, et les autres chiffres de la même page (240 300 et 31 239 euros) n'étant cohérents qu'avec 48 060, il s'agit d'une inversion de chiffres. Le mécanisme général de l'assiette sociale 2026 est détaillé dans notre guide de la réforme de l'assiette.
Votre régime de prévoyance ne ressemble ni à celui des médecins, ni à celui des infirmiers. Voici où vous vous situez, et pourquoi la comparaison est instructive.
Après les 90 premiers jours pris en charge par l'Assurance maladie, la CARCDSF prend le relais. Votre cotisation de 841 euros vous ouvre droit à :
| Paramètre | Valeur 2026 |
|---|---|
| Indemnité journalière, à partir du 91e jour | 113,22 € par jour |
| Soit, sur une année pleine | 41 325 € |
| Carence | 90 jours |
| Durée maximale | 3 ans, continue ou discontinue |
| Rechute même pathologie sous 1 an | Reprise dès le 1er jour, sans nouvelle carence |
Le montant est forfaitaire : il ne dépend pas de votre revenu. Comparez :
Un infirmier bascule à 55,44 euros par jour. Un chirurgien-dentiste, à 113,22 euros, soit le double. Un médecin en classe supérieure peut atteindre 197,51 euros, parce que sa caisse applique des classes indexées sur le revenu.
Vous êtes donc mieux couvert que les auxiliaires médicaux, mais votre régime plafonne là où celui du médecin s'ajuste. Pour un praticien dont le revenu dépasse 41 325 euros — c'est-à-dire la quasi-totalité de la profession — l'indemnité obligatoire ne remplace qu'une fraction du revenu, alors que les charges du cabinet, elles, continuent de courir.
La clause de rechute mérite d'être connue : une reprise d'arrêt pour la même pathologie dans l'année repart dès le premier jour. C'est une protection réelle pour les pathologies chroniques ou les suites opératoires, et elle est rarement mentionnée.
Le raisonnement pratique est le même que pour toutes les professions libérales : le régime obligatoire pose un socle forfaitaire, et c'est à la prévoyance facultative de couvrir l'écart avec votre train de vie réel et vos charges fixes. Le plafond de déduction Madelin est détaillé dans notre guide de la prévoyance des libéraux de santé.
Sources : CARCDSF, indemnités journalières et montant des cotisations 2026 (carcdsf.fr) ; ameli.fr pour les 90 premiers jours.
Un cabinet dentaire, c'est un investissement lourd. La règle d'amortissement n'est pas dans un barème officiel — elle est dans vos usages professionnels, et c'est plus souple qu'on ne le croit.
C'est le premier point à comprendre, et il déroute : l'administration ne publie aucune durée d'amortissement pour le fauteuil, le panoramique ou la CFAO. La règle générale est que la durée est fixée par l'entreprise, d'après les usages de la profession, avec une tolérance admise de 20 % autour de cet usage.
Cette tolérance est une marge de manoeuvre réelle. Elle permet d'ajuster la durée à la réalité de votre plateau, à condition de pouvoir justifier l'usage retenu. Ce n'est pas un blanc-seing, c'est une souplesse encadrée.
En revanche, l'administration cite nommément certains équipements dentaires comme éligibles à l'amortissement dégressif :
Le dégressif concentre la charge sur les premières années. Sur un investissement de stérilisation conséquent, l'effet de trésorerie est immédiat et se combine avec les autres décisions de l'exercice.
Il n'y a aucun suramortissement applicable au matériel dentaire en 2026. La déduction exceptionnelle de 40 % de l'article 39 decies du CGI couvre neuf catégories limitatives, dont aucune n'est médicale. Les suramortissements en vigueur cette année visent les engins non routiers, le rétrofit électrique et les poids lourds. Si l'on vous propose un montage fondé sur un suramortissement de matériel dentaire, demandez le texte.
Sources : BOI-BIC-AMT-10-40-10 (durée fixée selon les usages, tolérance de 20 %) ; BOI-BIC-AMT-20-20-20-10, paragraphe 230 (liste des matériels dentaires éligibles au dégressif) ; article 39 decies du CGI. Les durées d'amortissement du fauteuil, du panoramique et de la CFAO ne figurent dans aucun texte officiel : elles se justifient par l'usage professionnel.
Vous êtes redevable de la cotisation foncière des entreprises. Mais il existe une exonération dans laquelle votre profession est nommément visée, et presque personne ne la demande.
Le principe d'abord : la CFE est due par toute personne exerçant à titre habituel une activité professionnelle non salariée (article 1447 du CGI). Sa base est la valeur locative des biens passibles de taxe foncière affectés à votre usage professionnel. Un cabinet dentaire, avec sa surface et son équipement, n'y échappe pas.
Ce texte permet aux communes et aux EPCI d'exonérer de CFE, sur délibération, les praticiens qui s'installent ou se regroupent. Et il cite explicitement les chirurgiens-dentistes.
Les situations visées :
Durée : de 2 à 5 ans, selon la délibération locale.
Le mot important est délibération. Cette exonération n'est pas automatique : elle suppose que la commune ou l'intercommunalité l'ait votée. C'est donc une question à poser avant de choisir votre implantation, et une démarche à engager auprès du service des impôts des entreprises. Deux communes voisines peuvent avoir tranché différemment.
Même sans local significatif, une cotisation minimum reste due, assise sur un barème par tranche de chiffre d'affaires. Elle va, selon les décisions locales, de 250 à 597 euros pour un chiffre d'affaires inférieur à 10 000 euros, et jusqu'à une fourchette de 250 à 7 769 euros au-delà de 500 000 euros. En dessous de 5 000 euros de chiffre d'affaires, vous en êtes exonéré.
Sources : articles 1447, 1464 D et 1647 D du CGI ; BOI-IF-CFE-10-10-10, BOI-IF-CFE-20-20-10-10 et BOI-IF-CFE-10-30-60-10 ; décret n° 2026-562 du 29 juin 2026 pour le barème de la cotisation minimum.
Parlons-en lors d'un premier rendez-vous, sans engagement. Nous chiffrons et nous vous disons si l'opération a du sens.
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