Expertise comptable · Professions médicales
BNC, passage en SELARL, arbitrage de rémunération, valorisation et transmission de patientèle : nous pilotons toute la vie financière de votre activité, du quotidien jusqu’aux opérations patrimoniales les plus techniques.
Ce que nous gérons pour vous
Comptabilité dématérialisée, 2035 et liasse sans stress, avec un interlocuteur qui connaît les spécificités médicales.
On chiffre le bon moment pour passer en société d’exercice et l’économie réelle de cotisations et d’impôt à la clé.
Optimisation de votre rémunération en intégrant la règle des 10 % du capital sur les dividendes de SEL.
Cotisations, praticien conventionné, impact sur votre déclaration : on sécurise tout, sans erreur.
Rapport de valorisation, montage de la reprise par une SEL, acte de cession : on pilote l’opération de A à Z.
2042, traitement PAM-C, case pivot, PER : votre IR optimisé, sans rien oublier ni payer plus que nécessaire.
Cas concret
De la valorisation du fonds à l’enregistrement de l’acte : une opération réelle, chiffrée et anonymisée.
Questions fréquentes
Dès que votre bénéfice dépasse durablement votre besoin de rémunération : l’excédent est alors taxé à l’IS (15 % puis 25 %) au lieu de votre tranche marginale, et vous pilotez vos dividendes. On chiffre le seuil exact.
La part de dividendes dépassant 10 % du capital social supporte des cotisations sociales (pas seulement la flat tax). L’arbitrage rémunération / dividendes doit en tenir compte : notre simulateur le fait.
Cela dépend de votre spécialité, de vos recettes et de la patientèle transmissible. On produit un rapport défendable devant la banque et l’administration.
Une partie de vos cotisations est prise en charge et certains revenus suivent un traitement spécifique. On évite les erreurs classiques de la 2035 et de la 2042.
Une question sur votre situation ? Consultez notre FAQ des professions de santé : des réponses claires et à jour 2026.
Recevez une analyse personnalisée (structure, rémunération, patientèle) et les leviers concrets pour votre activité.
Vous préférez en parler de vive voix ? Prendre rendez-vous →
On revient vers vous très vite. Pour aller plus vite, réservez un créneau :
Prendre rendez-vous →Opération patrimoniale
Capter ≈ 99 % des bénéfices de votre société d’exercice dans une holding faiblement fiscalisée (régime mère-fille), pour réinvestir librement et préparer votre transmission, grâce aux actions de préférence. Montage déjà courant chez les médecins, désormais ouvert aux auxiliaires médicaux (infirmiers, kinés) depuis le décret du 11 décembre 2025.
La CARMF est la caisse la plus chère de France pour un libéral. C'est aussi celle dont un tiers des cotisations est réglé par quelqu'un d'autre — à condition d'être en secteur 1.
| Régime | Taux ou montant 2026 | Assiette |
|---|---|---|
| Retraite de base, tranche 1 | 8,73 % | 0 à 48 060 € (1 PASS) |
| Retraite de base, tranche 2 | 1,87 % | 0 à 240 300 € (5 PASS) |
| Retraite complémentaire (RCV) | 11,80 % | Plafonnée à 168 210 € (3,5 PASS) |
| ASV forfaitaire, secteur 1 | 1 917 € | Forfait |
| ASV forfaitaire, secteur 2 | 5 751 € | Forfait |
| ASV ajustement, secteur 1 | 1,3333 % | Revenu conventionné, plafond 240 300 € |
| ASV ajustement, secteur 2 | 4,00 % | Revenu conventionné, plafond 240 300 € |
| Invalidité-décès | 434 € plus 0,40 % | Plancher 626 €, plafond 1 010 € |
Cotisation de base minimale : 573 euros. Maximale : 8 690 euros. Complémentaire maximale : 19 849 euros.
Voici le mécanisme le plus mal compris de la CARMF, et le plus favorable.
Le régime ASV coûte 5 751 euros de forfait et 4,00 % d'ajustement. Ce total est le même pour tous les médecins. Ce qui change, c'est qui le paie.
En secteur 1, les caisses d'assurance maladie en règlent les deux tiers : elles versent 3 834 euros et 2,6667 %. Il ne vous reste que 1 917 euros et 1,3333 %.
En secteur 2, vous réglez la totalité : 5 751 euros et 4,00 %.
Le rapport est donc exactement de trois, sur le forfait comme sur le taux. Ce n'est pas une coïncidence, c'est la mécanique du conventionnement.
Retenez bien : les 1 917 euros que la CARMF vous appelle en secteur 1 sont déjà nets de la part des caisses. Il ne faut pas leur appliquer un abattement supplémentaire — la part des caisses ne transite pas par votre appel de cotisations, elle est versée directement par les CPAM à la CARMF.
Second avantage du conventionnement, moins visible : les caisses prennent en charge une fraction de votre retraite de base, à un taux qui décroît avec le revenu.
| Revenu | Prise en charge |
|---|---|
| Moins de 67 284 € (1,4 PASS) | 2,15 % |
| De 67 284 à 120 150 € (2,5 PASS) | 1,51 % |
| Au-delà de 120 150 € | 1,12 % |
Sur une assiette de 80 000 euros, cela représente environ 1 200 euros retirés de votre cotisation. À quoi s'ajoute la maladie à 0,10 % au lieu du taux plein.
Additionnez : le conventionnement en secteur 1 vaut, chaque année, plusieurs milliers d'euros de cotisations que vous ne décaissez pas. C'est un élément que l'on oublie systématiquement de mettre dans la balance quand on compare les secteurs, parce qu'il n'apparaît sur aucune facture.
Source : CARMF, tableau des cotisations du médecin 2026, colonnes « Médecins » et « Caisses maladie » (carmf.fr) ; convention médicale, article 96-3 pour la prise en charge du secteur 1. PASS 2026 : 48 060 euros. La base de calcul est l'assiette sociale issue de la réforme de l'article 18 de la LFSS 2024, dont nous détaillons le mécanisme dans notre guide de l'assiette sociale 2026.
Ce n'est ni un forfait, ni un pourcentage. C'est les deux, avec un plancher et un plafond — et c'est la ligne que les simulateurs se trompent le plus souvent à calculer.
La formule officielle 2026 :
434 euros de part forfaitaire, plus 0,40 % du revenu net d'activité.
Avec un plancher de 626 euros si votre revenu est inférieur à 48 060 euros (1 PASS), et un plafond de 1 010 euros à partir de 144 180 euros (3 PASS).
| Revenu | Cotisation |
|---|---|
| 30 000 € | 626 € (plancher) |
| 60 000 € | 674 € |
| 80 000 € | 754 € |
| 100 000 € | 834 € |
| 144 180 € et au-delà | 1 010 € (plafond) |
La formule boucle parfaitement à ses deux bornes, ce qui est la signature d'un barème bien construit : à 48 060 euros, 434 plus 0,40 % de 48 060 font 626. À 144 180 euros, 434 plus 0,40 % de 144 180 font 1 010.
| Prestation | Montant 2026 |
|---|---|
| Rente d'invalidité (revenu inférieur ou égal à 1 PASS) | 23 662 € par an |
| Capital décès | 71 500 € |
Rapporté à une cotisation de 674 euros, le rendement de ce régime est considérable. C'est l'un des rares postes de charges dont on peut dire qu'il est sous-évalué par ceux qui le paient.
Source : CARMF, cotisations du médecin 2026 et prestations du régime invalidité-décès (carmf.fr).
Comme tous les libéraux de santé, vous êtes couvert 90 jours par l'Assurance maladie. Ensuite, la CARMF prend le relais — et contrairement à d'autres caisses, elle le fait en fonction de votre revenu.
| Paramètre | Valeur 2026 |
|---|---|
| Carence | 3 jours |
| Montant | 1/730e du revenu annuel moyen des 3 dernières années |
| Plafond | 197,51 € brut par jour |
| Condition | 12 mois d'affiliation continue |
C'est ici que le médecin est mieux traité que la plupart des autres soignants libéraux. Là où certaines caisses versent un forfait unique quel que soit le revenu, la CARMF applique trois classes assises sur le revenu de l'année N-2 :
| Classe | Revenu N-2 | Indemnité journalière (moins de 62 ans) |
|---|---|---|
| Classe A | Moins de 48 060 € (1 PASS) | 65,84 € |
| Classe B | De 1 à 3 PASS | Proportionnel |
| Classe C | Plus de 144 180 € (3 PASS) | 197,51 € |
Un infirmier ou un kiné bascule au 91e jour sur une allocation forfaitaire de 55,44 euros par jour, quel que soit son revenu — nous détaillons cette marche dans notre guide infirmier. Un médecin en classe C perçoit 197,51 euros, soit le même plafond que l'Assurance maladie. Autrement dit : chez le médecin, il n'y a pas de marche au 91e jour, à condition d'être en classe C. La continuité est assurée.
La durée maximale est de 36 mois, continus ou discontinus. Le montant est réduit après 62 ans (12 mois à taux plein, puis taux réduit) et ramené à 50 % après 70 ans.
Sources : ameli.fr, arrêt maladie des professions libérales ; CARMF, indemnités journalières d'incapacité temporaire (carmf.fr).
C'est un avantage fiscal réservé aux médecins. Aucune autre profession de santé libérale n'y a droit, et il est très largement sous-utilisé.
L'article 151 ter du Code général des impôts exonère d'impôt sur le revenu les rémunérations perçues au titre de la permanence des soins prévue à l'article L. 6314-1 du Code de la santé publique, par les médecins ou leurs remplaçants installés dans une zone caractérisée par une offre de soins insuffisante.
L'exonération porte sur 60 jours de permanence par an. Elle vise les astreintes forfaitaires fixées par chaque ARS et les majorations spécifiques d'actes liées à la permanence des soins.
Attention à la frontière : les actes eux-mêmes, facturés aux patients, restent imposables. C'est la rémunération de la permanence qui est exonérée, pas l'activité exercée pendant celle-ci.
En pratique, le montant exonéré se porte sur une ligne dédiée du formulaire 2035-B en déclaration contrôlée. En micro-BNC, les recettes exonérées se retranchent des recettes déclarées.
Et pour être clair sur un point qui prête à confusion : si un confrère infirmier ou kinésithérapeute vous dit bénéficier du même dispositif, il se trompe. Il n'existe pas d'équivalent de l'article 151 ter pour les autres professions de santé. Leurs majorations de nuit et de dimanche sont des honoraires ordinaires, pleinement imposables.
Sources : article 151 ter du CGI ; BOI-BNC-CHAMP-10-40-20 ; article L. 6314-1 du Code de la santé publique. La définition précise de la zone éligible renvoie au zonage arrêté par l'ARS ; la référence exacte du texte de zonage mérite d'être vérifiée au cas par cas, les sources officielles n'étant pas parfaitement concordantes sur ce point.
Si vous avez lu qu'une installation en zone sous-dense rapportait 50 000 euros, l'information est périmée depuis six mois. Le dispositif a été entièrement refondu, et à la baisse.
Le CAIM historique — le contrat d'aide à l'installation médecin, avec son forfait pouvant atteindre 50 000 euros pour un exercice à quatre jours par semaine, versé pour moitié à l'installation et pour moitié un an après — n'était ouvert aux nouvelles souscriptions que jusqu'au 31 décembre 2025.
La convention médicale 2024-2029 lui a substitué, depuis le 1er janvier 2026, un dispositif nettement plus modeste :
| Situation | Aide 2026 |
|---|---|
| Première installation en zone d'intervention prioritaire (ZIP) | 10 000 € |
| Première installation en zone d'action complémentaire (ZAC) | 5 000 € |
| Cabinet secondaire en ZIP | 3 000 € |
Aide unique, versée dans les trois mois suivant l'installation par votre caisse d'assurance maladie. L'éligibilité suppose d'exercer en secteur 1, ou en secteur 2 avec adhésion à l'Optam ou à l'Optam-ACO.
Les CAIM, Coscom et Cotram signés avant le 1er janvier 2026 sont maintenus jusqu'à leur terme. Vous conservez donc vos droits acquis. En revanche, ils perdent l'éligibilité au supplément ZIP. Si vous êtes sous contrat, c'est un point à vérifier sur votre échéancier.
Et rappelons ce que l'enthousiasme fait souvent oublier : ces aides sont imposables. En l'absence de texte d'exonération, elles constituent des recettes professionnelles au sens des articles 92 et 93 du CGI. Dix mille euros encaissés, ce n'est pas dix mille euros gagnés.
Source : Assurance maladie, aides en faveur de l'exercice en zone sous-dense rénovées, applicables au 1er janvier 2026 (ameli.fr) ; convention médicale 2024-2029 ; articles 92 et 93 du CGI.
Parlons-en lors d'un premier rendez-vous, sans engagement. Nous chiffrons et nous vous disons si l'opération a du sens.
Prendre rendez-vous