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Toutes les questions fiscales entre la France et le Maroc se ramènent à un texte signé le 29 mai 1970. On le cite beaucoup, on l’explique rarement. Voici ce qu’il fait, ce qu’il ne fait pas, et pourquoi il prime sur les règles françaises comme marocaines.
Chaque pays a ses propres règles pour décider qui est son résident et ce qu’il impose. Résultat : deux États peuvent parfaitement vous considérer, tous les deux, comme leur résident, et vouloir imposer les mêmes revenus. C’est la double imposition.
Une convention fiscale existe pour éviter cela. Elle fixe des règles de priorité entre les deux États et, pour chaque catégorie de revenus, désigne qui a le droit d’imposer. Ces règles priment sur le droit interne de chaque pays : c’est tout leur intérêt.
La convention entre la France et le Maroc tendant à éliminer les doubles impositions et à établir des règles d’assistance mutuelle administrative a été signée le 29 mai 1970 et est entrée en vigueur le 1er décembre 1971. Elle a été modifiée par un avenant signé à Rabat le 18 août 1989. Source : BOFiP, convention fiscale France-Maroc.
Elle demeure, plus de cinquante ans après, le socle de toutes les situations franco-marocaines.
C’est la disposition la plus utilisée. Lorsque les deux pays vous revendiquent, la convention tranche par étapes :
Pour chaque catégorie de revenus, la convention désigne l’État compétent. Le cas le plus limpide, et le plus fréquent dans nos dossiers, concerne l’immobilier : les revenus et les gains tirés de l’aliénation des immeubles sont imposés au lieu de situation des immeubles.
C’est pourquoi vos loyers marocains sont imposables au Maroc, sans discussion possible, indépendamment de votre lieu de résidence.
Trois idées fausses méritent d’être écartées.
Retenez que la convention est un outil de répartition, pas un bouclier. Elle vous garantit de ne pas payer deux fois, à condition d’appliquer correctement ses règles et de remplir vos obligations de part et d’autre. C’est ce travail d’articulation, entre deux systèmes qui s’ignorent poliment, qui constitue l’essentiel de notre valeur ajoutée sur ces dossiers.
Nous appliquons ses règles à votre cas concret, des deux côtés de la frontière.
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