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Avant de parler de rentabilité, parlons du coût d’entrée et du coût de détention. Au Maroc, les droits d’enregistrement et les taxes locales obéissent à des règles simples, mais qui n’ont rien à voir avec les repères français. Voici ce qu’il faut budgéter.
Si vous achetez un bien immobilier destiné à un usage d’habitation, commercial, professionnel ou administratif, vous êtes soumis aux droits d’enregistrement au taux réduit de 4 %. Source : Guide fiscal des MRE 2025, Direction générale des impôts du Maroc.
Ce taux de 4 % s’applique également, notamment, aux acquisitions de ces mêmes locaux par des établissements de crédit dans le cadre de contrats de financement participatif, ainsi qu’aux terrains sur lesquels ces locaux sont édifiés, dans la limite de cinq fois la superficie totale couverte.
Un taux réduit de 3 % s’applique à la première vente de logements sociaux ou de logements à faible valeur immobilière, acquis auprès de promoteurs ayant conclu une convention avec l’État.
Ces catégories répondent à des définitions précises :
Ces seuils sont stricts. Un mètre carré ou un dirham au-dessus, et vous basculez au taux de 4 %.
Votre habitation, principale ou secondaire, est soumise à la taxe d’habitation. Celle-ci est assise sur la valeur locative du logement, déterminée par voie de comparaison par la commission de recensement.
Le barème est progressif par tranches de valeur locative annuelle : exonération jusqu’à 5 000 dirhams, puis 10 %, 20 % et 30 % au-delà de 40 000 dirhams, avec des montants à déduire à chaque tranche.
Une taxe de services communaux s’ajoute par ailleurs, elle aussi assise sur la valeur locative.
L’erreur classique consiste à comparer un rendement locatif marocain brut à un rendement français, sans intégrer les particularités de chaque bout de chaîne. Un calcul honnête doit contenir :
Nous chiffrons l’opération de bout en bout, entrée, détention et sortie, et nous l’articulons avec votre situation française.
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