Expertise comptable · Masseurs-kinésithérapeutes
BNC, choix micro ou réel, exercice en SCM ou SELARL, rétrocessions, cotisations CARPIMKO : on tient votre comptabilité et on optimise vos revenus, de l’installation à la cession.
Ce que nous gérons pour vous
Compta dématérialisée et liasse 2035 sans stress, par un cabinet qui connaît la kiné.
On calcule le régime qui vous laisse le plus net selon vos charges réelles.
Mutualisation des frais et sociétés de moyens : on structure votre cabinet à plusieurs.
On chiffre le bon moment pour passer en société et l’économie à la clé.
Calcul et anticipation : plus de mauvaise surprise sur vos cotisations.
Rapport de valorisation et accompagnement de la cession ou du rachat.
Pour aller plus loin
De la forme juridique à l’immatriculation : le pas-à-pas complet.
Questions fréquentes
Si vos charges (loyer, matériel, déplacements) dépassent l’abattement de 34 %, le réel est souvent gagnant. On compare sur vos chiffres.
Elles se calculent sur votre bénéfice avec des bases parfois décalées. On les anticipe pour éviter les régularisations douloureuses.
Pour partager des frais sans partager les recettes, oui. On vérifie que le montage est adapté et bien tenu.
Cela dépend de vos recettes et de la patientèle transmissible. On produit une valorisation défendable.
Une question sur votre situation ? Consultez notre FAQ des professions de santé : des réponses claires et à jour 2026.
Recevez une analyse personnalisée et les leviers concrets pour votre activité.
Vous préférez en parler de vive voix ? Prendre rendez-vous →
On revient vers vous très vite. Pour aller plus vite, réservez un créneau :
Prendre rendez-vous →Opération patrimoniale
Capter ≈ 99 % des bénéfices de votre société d’exercice dans une holding faiblement fiscalisée (régime mère-fille), pour réinvestir librement et préparer votre transmission, grâce aux actions de préférence. Montage déjà courant chez les médecins, désormais ouvert aux auxiliaires médicaux (infirmiers, kinés) depuis le décret du 11 décembre 2025.
Un infirmier doit justifier de 24 mois et 3 200 heures d'expérience avant de s'installer en libéral conventionné. Un kinésithérapeute, non. C'est la première différence, et elle est structurante.
Disons-le nettement, parce que la confusion est fréquente entre professions paramédicales : aucune condition d'expérience professionnelle minimale n'est exigée d'un masseur-kinésithérapeute pour accéder au conventionnement. Diplôme en poche, inscription à l'Ordre, et vous pouvez vous installer.
Chez l'infirmier libéral : 24 mois d'expérience, soit 3 200 heures en structure de soins généraux, au cours des six années précédant la demande. C'est un mur d'entrée réel, que nous détaillons dans notre guide infirmier.
Chez le kinésithérapeute : rien de tel. La seule exigence d'expérience que vous rencontrerez est une condition d'éligibilité à certaines aides en zone sous-dotée (deux ans en établissement, ou un engagement d'exercice), pas une condition d'installation.
Cette liberté a une contrepartie qu'il faut regarder en face : vous pouvez vous installer sans avoir jamais géré une trésorerie, un échéancier de cotisations ou une déclaration 2035. La barrière réglementaire est basse, la barrière économique ne l'est pas.
Deuxième différence avec les infirmiers, et elle piège ceux qui lisent une documentation générique. Depuis l'avenant 7, le zonage kiné compte quatre niveaux :
| Zone | Accès au conventionnement |
|---|---|
| Très sous-dotée | Libre, plus les aides |
| Sous-dotée | Libre |
| Intermédiaire | Libre |
| Non prioritaire | Un départ pour une installation |
Notez le vocabulaire : on ne parle pas de zone « sur-dotée » comme chez les infirmiers, mais de zone non prioritaire. Le mécanisme est comparable — le conventionnement suppose la succession d'un confrère ayant cessé définitivement son activité dans la zone, avec des cas dérogatoires — mais les cartes et les libellés sont différents. L'Assurance maladie met à disposition un outil dédié, REZONE, qui donne le classement de chaque territoire.
C'est la première question à poser avant de signer un bail, et la réponse ne se devine pas.
Sources : Assurance maladie, processus d'installation du masseur-kinésithérapeute et avenant 7 (signé le 13 juillet 2023, publié au JO le 25 août 2023) sur l'accès au conventionnement selon le nouveau zonage ; outil REZONE (rezonekine.ameli.fr).
Les contrats kinés portent d'autres noms et d'autres montants que ceux des infirmiers. Si vous avez lu des chiffres ailleurs, vérifiez qu'ils concernent bien votre profession.
| Contrat | Montant total | Durée | Situation |
|---|---|---|---|
| CACCMK, aide à la création de cabinet | 49 000 € | 5 ans, non renouvelable | Création en zone très sous-dotée |
| CAIMK, aide à l'installation | 34 000 € | 5 ans, non renouvelable | Cabinet déjà existant |
| CAMMK, aide au maintien | 4 000 € par an | 3 ans, tacitement reconductible | Déjà installé dans la zone |
C'est un point de trésorerie décisif, et il est rarement présenté : les 49 000 euros ne tombent pas en une fois.
30 000 euros à la signature, puis 9 000 en année 2, 5 000 en année 3, 5 000 en année 4.
Autrement dit, 61 % de l'aide arrive au démarrage — exactement au moment où vous en avez besoin pour l'investissement — et le solde s'étale sur trois ans. Un plan de financement construit sur « 49 000 euros d'aide » sans regarder ce calendrier est un plan faux.
Les conditions : réaliser au moins 2 000 actes la première année, puis 3 000 par an, dont 50 % dans la zone. Ce ne sont pas des seuils théoriques : ils conditionnent le maintien de l'aide, et un engagement non tenu se rembourse.
Un supplément de 300 euros par mois s'ajoute pour l'accueil d'un étudiant en 4e ou 5e année. C'est le double de ce que perçoit un infirmier maître de stage (150 €), et sur une année pleine cela représente 3 600 euros.
Comme toutes les aides conventionnelles, elles constituent des recettes professionnelles au sens des articles 92 et 93 du CGI, en l'absence de texte d'exonération. Encaisser 30 000 euros la première année, c'est augmenter d'autant votre bénéfice imposable — et votre assiette sociale. Il faut provisionner, dès la signature.
Source : Assurance maladie, aides à l'installation et au maintien d'activité en zones déficitaires pour les masseurs-kinésithérapeutes (ameli.fr) ; articles 92 et 93 du CGI.
Trois lettres-clés, une valeur de point figée depuis 2024, et des revalorisations qui ont été suspendues puis reprogrammées. Voici où en est votre facturation.
| Lettre-clé | Périmètre |
|---|---|
| AMK | Actes en cabinet ou au domicile du patient. Couvre aussi le bilan-diagnostic et les suppléments de balnéothérapie. |
| AMC | Actes pratiqués en structure de soins ou en établissement, y compris si le patient y a élu domicile. |
| AMS | Ancienne lettre-clé des affections orthopédiques et rhumatologiques, en cours de bascule vers la nouvelle nomenclature. |
Cette segmentation cabinet / établissement n'a pas d'équivalent chez l'infirmier. Elle a une conséquence directe sur votre facturation dès que vous intervenez en structure.
La valeur du point est de 2,21 euros depuis le 22 février 2024, à la suite de l'avenant 7. Elle n'a pas été modifiée depuis.
Les revalorisations prévues par l'avenant 7 au 1er juillet 2025 ont été suspendues, à la suite du déclenchement de la procédure d'alerte sur les dépenses d'assurance maladie. L'avenant 8, signé le 28 novembre 2025 et publié au Journal officiel le 19 décembre 2025, les a reprogrammées.
Les effets calendaires : les coefficients passent de AMK 7 à AMK 7,6 et de AMK 8 à AMK 8,3 ; les cotations TER passent de 9,49 à 9,79 et de 9,51 à 9,81 ; l'APM passe de 9,50 à 9,80. Ces revalorisations sont effectives au 28 mai 2026.
Ce n'est donc pas la valeur du point qui a bougé, mais les coefficients. La distinction compte pour comprendre son relevé.
Le BDK est une obligation issue du décret du 8 octobre 1996, codifiée à l'article R.4321-2 du Code de la santé publique. C'est aussi un acte facturable, et un acte qui n'a aucun équivalent chez l'infirmier.
| Type de prise en charge | Cotation | Métropole | Outre-mer |
|---|---|---|---|
| Rééducation et réadaptation fonctionnelle | 10,7 AMK | 23,65 € | 26,00 € |
| Affections neurologiques ou musculaires | 10,8 AMK | 23,87 € | 26,24 € |
Il est facturable dès la première séance dès lors qu'une rééducation est prescrite. Il se renouvelle à la 30e séance puis toutes les 20 pour les cas fonctionnels, à la 60e puis toutes les 50 pour les cas neurologiques.
Les obligations qui l'accompagnent : fiche-bilan initiale au médecin prescripteur en début de traitement, fiche-bilan final si le traitement atteint dix séances, et document tenu à disposition du patient et du service médical. Un BDK facturé sans transmission est un BDK contestable.
Sources : Assurance maladie, nouvelle nomenclature, tarifs conventionnels et bilan-diagnostic kinésithérapique (ameli.fr) ; avis relatif à l'avenant 8 à la convention nationale des masseurs-kinésithérapeutes, publié au JO du 19 décembre 2025 ; décret n° 96-879 du 8 octobre 1996 et article R.4321-2 du Code de la santé publique.
Depuis la loi du 20 mai 2023, un patient peut vous consulter sans passer par son médecin. Le dispositif est encadré, il progresse par étapes, et il est propre à votre profession.
La loi du 20 mai 2023 portant amélioration de l'accès aux soins par la confiance aux professionnels de santé a ouvert l'accès direct au masseur-kinésithérapeute. Deux régimes coexistent en 2026.
En vigueur depuis août 2023, il s'applique dans :
Le point à retenir : l'accès direct suppose une structure. Un cabinet libéral isolé n'y ouvre pas droit. C'est une incitation forte à rejoindre une MSP ou une équipe de soins coordonnée, et cela a des conséquences juridiques et fiscales qu'il faut anticiper avant de signer.
Un décret publié au Journal officiel le 28 juin 2024 et un arrêté du 8 juin 2025 ont ouvert une expérimentation dans vingt territoires pilotes, parmi lesquels l'Aude, les Deux-Sèvres, l'Isère, le Loiret, le Nord, le Rhône, le Var, les Yvelines, ainsi que la Martinique, Mayotte et La Réunion.
Sans diagnostic médical préalable : huit séances au maximum. Si un diagnostic médical a déjà été posé, le nombre de séances est illimité.
En contrepartie, vous devez transmettre le bilan initial et le compte rendu de prise en charge au patient, à son médecin traitant et au dossier médical partagé. Ce n'est pas une formalité : c'est la condition de la prise en charge.
Économiquement, l'accès direct déplace le curseur. Il raccourcit le délai entre la demande du patient et la première séance, il vous rend prescripteur de votre propre activité dans une limite encadrée, et il valorise l'exercice coordonné. Pour un cabinet, la question n'est plus « est-ce que j'y ai droit » mais « est-ce que ma structure d'exercice me le permet ».
Sources : loi du 20 mai 2023 portant amélioration de l'accès aux soins par la confiance aux professionnels de santé ; décret publié au JO du 28 juin 2024 et arrêté du 8 juin 2025 (expérimentation en CPTS) ; Ordre des masseurs-kinésithérapeutes.
Le dentiste amortit son stérilisateur en dégressif. Le médecin, son échographe. Le kinésithérapeute, lui, n'est nommé nulle part. Voici pourquoi, et comment s'organiser.
La doctrine fiscale qui liste les équipements éligibles à l'amortissement dégressif cite nommément :
Ni la table de kinésithérapie, ni le plateau de rééducation, ni les appareils de physiothérapie (ultrasons thérapeutiques, électrostimulation, balnéothérapie) ne figurent dans cette liste.
Cela ne veut pas dire que votre matériel ne s'amortit pas. Il s'amortit, mais en linéaire, sur une durée que vous déterminez d'après l'usage réel du bien dans votre cabinet.
Cela veut dire que vous n'avez pas de régime de faveur automatique, contrairement à vos confrères dentistes. Le dégressif reste accessible par les voies de droit commun — bien acquis neuf, durée normale d'utilisation d'au moins trois ans, catégories générales de biens d'équipement — mais il faut le justifier, pas le revendiquer.
La règle générale prévoit que la durée d'amortissement est fixée d'après les usages de la profession, avec une tolérance admise de 20 % autour de cet usage. C'est une marge de manoeuvre réelle, à condition de pouvoir justifier l'usage retenu.
Sur un plateau technique conséquent, cette souplesse et le choix du mode d'amortissement se traduisent en trésorerie dès le premier exercice. C'est une décision annuelle, qui se prend avec les chiffres sous les yeux — pas une case à cocher.
Sources : BOI-BIC-AMT-20-20-20-10 (liste des matériels éligibles au dégressif, où le matériel de kinésithérapie ne figure pas) ; BOI-BIC-AMT-10-40-10 (durée fixée selon les usages, tolérance de 20 %) ; article 22 de l'annexe II au CGI. Votre caisse et vos cotisations relèvent de la CARPIMKO, dont nous détaillons le barème 2026 et la réforme de l'assiette dans notre guide de la CARPIMKO — les règles y sont identiques pour les kinésithérapeutes.
Parlons-en lors d'un premier rendez-vous, sans engagement. Nous chiffrons et nous vous disons si l'opération a du sens.
Prendre rendez-vous