On part de votre revenu net souhaité et on remonte au chiffre d’affaires et au tarif journalier nécessaires, en entreprise individuelle, en EURL à l’IS ou en SASU. Aucune donnée n’est enregistrée.
À revenu net identique, un président de SASU doit dégager davantage qu’un indépendant : sa rémunération supporte des charges patronales en plus des charges salariales, là où le TNS (entreprise individuelle ou gérant majoritaire d’EURL) cotise sur un seul étage, à un taux global plus faible. En contrepartie, l’assimilé salarié bénéficie d’une meilleure protection sociale et de la retraite du régime général.
En EURL à l’impôt sur les sociétés, vous n’êtes pas obligé de tout sortir en rémunération : le résultat laissé dans la société est imposé à l’IS (15 % jusqu’à 42 500 € de bénéfice, puis 25 %), ce qui permet de lisser votre revenu ou de capitaliser. Le calcul ci-contre suppose que vous vous versez la totalité en rémunération ; l’arbitrage rémunération/dividendes se travaille au cas par cas.
Le TJM affiché divise le chiffre d’affaires nécessaire par le nombre de jours réellement facturés. C’est là que beaucoup se trompent : sur 365 jours, un indépendant en facture rarement plus de 200 à 220 une fois retirés les congés, la prospection, l’administratif et les périodes creuses. Baisser ce nombre de jours augmente mécaniquement le tarif à pratiquer.
Fixer son prix et choisir sa forme juridique sont la même décision. Nous la prenons avec vous, chiffres à l’appui.
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