Passer son cabinet en SELARL / SELAS séduit de nombreux avocats. Mais chez l’avocat, l’arbitrage rémunération / dividendes réserve une surprise : les cotisations qui pèsent sur les dividendes sont particulièrement lourdes. Voici pourquoi — et comment trouver le bon équilibre sur vos chiffres.
Les avocats relèvent d’une caisse spécifique, la CNBF, dont les cotisations de retraite restent élevées, y compris sur les tranches hautes de revenu. C’est un point décisif pour l’arbitrage : la fraction de dividendes soumise à cotisations (au-delà de 10 % du capital) coûte, chez l’avocat, sensiblement plus cher que dans d’autres professions.
Le point que beaucoup ignorent. Contrairement à une idée reçue, verser des dividendes plutôt que de la rémunération n’est pas toujours gagnant pour un avocat. Quand le bénéfice est élevé, distribuer de gros dividendes gonfle le résultat imposé à 25 % d’IS et déclenche des cotisations CNBF importantes : la rémunération redevient souvent la voie la moins taxée. Il faut le vérifier au cas par cas.
Les dividendes conservent un intérêt lorsque votre rémunération atteint la tranche d’IR à 41 % et que le résultat de la société peut rester sous 42 500 € (IS à 15 %). Un capital social bien dimensionné aide aussi : les dividendes inférieurs à 10 % du capital échappent aux cotisations sociales.
Notre comparateur intègre la CNBF et vous donne, pour votre situation, le mix rémunération / dividendes réellement optimal — sans a priori.
L’AARPI reste une structure de moyens (chaque avocat garde sa fiscalité). La SELARL / SELAS, elle, ouvre l’arbitrage rémunération / dividendes et la capitalisation à l’IS. Le bon choix dépend de votre organisation et de vos objectifs patrimoniaux.
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Cabinet Ascencia — contenu informatif, ne constitue pas un conseil personnalisé. Seuils et taux 2026, susceptibles d’évoluer.