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La retraite du libéral se prépare tôt, parce que les régimes obligatoires laissent un revenu de remplacement modeste. Outre-mer, ce constat est le même qu’en métropole, mais une particularité change le calcul de votre effort d’épargne : le plafonnement de l’abattement d’impôt.
Premier repère rassurant : exercer outre-mer ne modifie pas votre régime de retraite. La CARMF pour les médecins, la CARCDSF pour les chirurgiens-dentistes et sages-femmes, la CARPIMKO pour les infirmiers, kinésithérapeutes et orthophonistes s’appliquent à l’identique. L’allocation supplémentaire de vieillesse des conventionnés également.
La CGSS recouvre vos cotisations, mais vos droits et vos taux sont ceux de la métropole. Le lieu d’exercice ne pénalise pas votre retraite obligatoire.
Comme tout libéral, vous constaterez à l’âge de la retraite un écart significatif entre votre dernier revenu d’activité et votre pension. Les régimes obligatoires, base et complémentaire, ne suffisent pas à maintenir votre niveau de vie. C’est ce constat, et non une contrainte ultramarine, qui justifie une épargne retraite complémentaire.
Vous pouvez déduire de votre revenu des versements sur un PER ou un ancien contrat Madelin, dans des limites indexées sur votre bénéfice. C’est l’un des rares leviers qui réduit votre impôt tout en préparant votre retraite.
La bonne question n’est pas combien verser au maximum, mais combien verser utilement. Trois éléments guident la réponse :
L’épargne retraite bloquée n’est pas la seule voie. L’assurance-vie, souple et fiscalement douce après huit ans, et l’immobilier, correctement chiffré, complètent utilement le PER. Une bonne préparation de retraite combine plusieurs enveloppes, calibrées selon votre situation, plutôt qu’un unique produit vendu pour son avantage fiscal du moment.
Nous calibrons votre effort d’épargne selon votre position par rapport au plafond, et nous combinons les enveloppes.
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