Beaucoup de médecins libéraux, en secteur 1 comme en secteur 2, s’interrogent : rester en BNC ou exercer via une SELARL / SELAS ? Le passage en société permet de ne cotiser que sur la rémunération que vous vous versez, et de capitaliser le reste du bénéfice à l’impôt sur les sociétés (15 % jusqu’à 42 500 €). Voici comment raisonner — et un simulateur pour le chiffrer sur vos chiffres réels.
En tant que médecin, vos cotisations relèvent de la CARMF. Le régime diffère sensiblement entre secteur 1 (cotisations d’assurance maladie en partie prises en charge par l’Assurance maladie, ASV) et secteur 2. Cette spécificité change le résultat de l’arbitrage : à revenu égal, le coût marginal des cotisations n’est pas le même d’un secteur à l’autre. Notre simulateur intègre les deux.
En BNC, la totalité de votre bénéfice est cotisée et imposée chaque année. En SELARL, seule votre rémunération de gérant supporte les cotisations sociales. Le résultat que vous laissez dans la société n’est imposé qu’à l’IS : 15 % jusqu’à 42 500 €, puis 25 %. C’est le premier levier — surtout si votre bénéfice dépasse largement votre besoin de revenu.
Le bon réflexe. Caler sa rémunération de façon à laisser le résultat de la société sous 42 500 € (IS à 15 %), puis compléter — si nécessaire — par des dividendes. Pour un médecin dont le bénéfice est élevé, la part capitalisée dans la société devient un puissant outil patrimonial.
Il n’y a pas de règle unique. Tant que votre rémunération reste dans les tranches d’IR à 30 %, elle est souvent la voie la plus efficace. Dès qu’elle atteint la tranche à 41 %, une partie en dividendes peut devenir plus intéressante — à condition que le résultat de la société reste dans la tranche d’IS à 15 %. Le capital social joue aussi : les dividendes inférieurs à 10 % du capital échappent aux cotisations sociales.
C’est exactement ce que notre comparateur calcule, caisse CARMF comprise.
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Cabinet Ascencia — contenu informatif, ne constitue pas un conseil personnalisé. Seuils et taux 2026, susceptibles d’évoluer.