Ascencia · Expertise comptable santé

Professions libérales de santé : 50 questions – réponses

Médecins, chirurgiens-dentistes, masseurs-kinésithérapeutes, infirmiers, sages-femmes : voici les réponses claires aux questions que nous posent le plus souvent les professionnels de santé, sur leur statut, leurs cotisations, leur fiscalité, leur immobilier et la transmission de leur cabinet. Une FAQ tenue à jour par un cabinet d’expertise comptable spécialisé.

Statut juridique et installation

En libéral de santé, vaut-il mieux exercer en nom propre (BNC) ou en société (SEL) ?

Tant que vos revenus restent modérés, l’entreprise individuelle en BNC est simple et peu coûteuse. Dès que le bénéfice dépasse durablement votre besoin de train de vie, la société d’exercice libéral (SELARL ou SELAS) devient intéressante : elle permet de piloter votre rémunération, de capitaliser au taux de l’impôt sur les sociétés et d’arbitrer avec les dividendes. Le bon moment dépend de votre revenu, de votre TMI et de vos projets patrimoniaux.

À partir de quel niveau de revenu passer en SELARL ou SELAS ?

Il n’y a pas de seuil légal, mais en pratique le passage en SEL commence à se justifier lorsque votre bénéfice dépasse nettement ce dont vous avez besoin pour vivre, souvent autour de 90 000 à 110 000 euros de résultat annuel. L’intérêt vient de la capacité à laisser une partie du résultat dans la société, imposée à 15 puis 25 pour cent, plutôt qu’à votre tranche marginale. Notre comparateur SEL contre BNC chiffre l’écart sur vos propres chiffres.

Qu’est-ce qui change fiscalement quand je passe de l’entreprise individuelle à la SEL ?

En BNC, tout votre bénéfice est imposé chaque année à l’impôt sur le revenu, que vous le consommiez ou non. En SEL, la société paie d’abord l’impôt sur les sociétés, puis vous êtes imposé personnellement uniquement sur ce que vous vous versez, en rémunération ou en dividendes. Cela ouvre un vrai levier de pilotage, au prix d’obligations comptables et juridiques plus lourdes.

Puis-je exercer en SASU ou EURL classique, ou suis-je obligé de passer par une SEL ?

Pour une profession de santé réglementée, l’exercice en société doit en principe se faire via une société d’exercice libéral (SELARL, SELAS, SELAFA) ou une société civile de moyens pour la seule mise en commun de moyens. La SASU ou l’EURL de droit commun ne conviennent pas à l’exercice lui-même. Nous vous orientons vers la structure conforme à votre ordre et à votre situation.

Comment déclarer mon activité de remplaçant ?

Le remplaçant exerce en libéral et relève des BNC : il déclare les honoraires rétrocédés par le praticien remplacé et déduit ses frais professionnels. Une déclaration de début d’activité auprès de l’URSSAF et de votre caisse est nécessaire, même pour une activité occasionnelle. Selon le volume, le régime micro-BNC ou la déclaration contrôlée 2035 sera plus avantageux.

Le statut de collaborateur libéral, comment ça marche comptablement ?

Le collaborateur libéral exerce en son nom propre, développe sa propre patientèle et reverse une redevance au praticien titulaire en contrepartie de l’usage du cabinet. Comptablement, il déclare l’intégralité de ses honoraires en recettes et déduit la redevance en charge. C’est un statut souple, à bien distinguer du salariat et du remplacement.

Puis-je bénéficier de l’ACRE en début d’activité libérale ?

Oui, l’ACRE permet une exonération partielle de cotisations sociales la première année d’activité, sous conditions. Pour un professionnel de santé conventionné, l’articulation avec les cotisations financées par l’assurance maladie mérite d’être vérifiée. Nous chiffrons l’économie réelle selon votre situation.

Cotisations sociales et caisses de retraite

À quelle caisse de retraite je cotise selon ma profession de santé ?

Les médecins relèvent de la CARMF, les chirurgiens-dentistes et sages-femmes de la CARCDSF, les infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, orthophonistes, orthoptistes et pédicures-podologues de la CARPIMKO. Les professions non couvertes par une caisse dédiée relèvent de la CIPAV. Chaque caisse a ses taux et ses tranches, ce qui change fortement le calcul de vos cotisations.

Comment sont calculées mes cotisations URSSAF de professionnel de santé conventionné (PAMC) ?

En tant que praticien ou auxiliaire médical conventionné, vous relevez du régime PAMC : une partie de vos cotisations maladie est prise en charge par l’assurance maladie, en contrepartie du conventionnement. Vos cotisations sont calculées sur votre bénéfice, avec une régularisation l’année suivante une fois le revenu réel connu. Le décalage entre l’appel provisionnel et la régularisation surprend souvent : nous l’anticipons avec vous.

Pourquoi mes cotisations de début d’activité sont-elles calculées sur une base forfaitaire ?

Les deux premières années, l’administration ne connaît pas encore votre revenu réel et appelle donc des cotisations sur une base forfaitaire. La régularisation intervient ensuite quand le bénéfice est déclaré, ce qui peut générer un rattrapage important. Il est prudent de provisionner cette régularisation dès la première année.

Qu’est-ce que l’ASV et pourquoi c’est important pour ma retraite ?

L’ASV, allocation supplémentaire de vieillesse, est un régime de retraite propre aux professionnels de santé conventionnés, en partie financé par l’assurance maladie. Elle représente une part significative de votre future pension : c’est l’un des avantages du conventionnement. Elle est gérée par votre caisse (CARMF, CARCDSF, CARPIMKO selon la profession).

Mon conjoint qui m’aide au cabinet, quel statut lui donner ?

Si votre conjoint participe régulièrement à l’activité, il doit avoir un statut : conjoint collaborateur, conjoint salarié ou conjoint associé. Le statut de conjoint collaborateur ouvre des droits à la retraite pour un coût de cotisations maîtrisé. Le choix dépend de son implication réelle et de vos objectifs de protection sociale.

Les cotisations sociales sont-elles déductibles de mon résultat ?

Oui, les cotisations sociales obligatoires (URSSAF, retraite, invalidité-décès) sont déductibles de votre bénéfice imposable, de même que les cotisations facultatives dans les limites du dispositif Madelin ou du PER. La CSG et la CRDS ne sont déductibles que partiellement. La bonne ventilation de ces cotisations est un enjeu d’optimisation à part entière.

Que se passe-t-il pour mes cotisations si mon revenu baisse fortement une année ?

Vos cotisations étant assises sur le revenu, une baisse d’activité les fera diminuer, mais avec un décalage : vous continuez d’abord de payer sur l’ancien revenu, puis vous êtes régularisé. Il est possible de demander un réajustement à la baisse en cours d’année pour préserver votre trésorerie. Nous vous aidons à piloter ces demandes.

Comptabilité, TVA et obligations

Mes actes de soins sont-ils soumis à la TVA ?

Les actes de soins à la personne réalisés par les professions de santé réglementées sont exonérés de TVA. En revanche, certaines activités annexes (expertises, actes de confort non thérapeutiques, ventes de produits, locations) peuvent y être soumises. Il faut surveiller ces recettes accessoires pour ne pas franchir involontairement les seuils de TVA.

Qu’est-ce que la déclaration 2035 et qui doit la remplir ?

La déclaration 2035 est la déclaration fiscale des professionnels libéraux en BNC au régime de la déclaration contrôlée. Elle détaille vos recettes, vos dépenses et votre bénéfice, et sert de base à votre imposition. Elle s’impose dès que vous relevez de ce régime ou que vous optez pour lui, à la place du micro-BNC.

Dois-je adhérer à une association de gestion agréée (AGA) ?

L’adhésion à une AGA n’est plus obligatoire et l’ancienne majoration de 25 pour cent du bénéfice pour les non-adhérents a été supprimée. L’AGA garde un intérêt pour la sécurisation de vos déclarations et l’accompagnement, mais ce n’est plus une nécessité fiscale. Un cabinet comptable peut assurer ce rôle de contrôle et de conseil.

Recettes-dépenses ou créances-dettes : quel mode comptable choisir ?

Par défaut, les BNC tiennent une comptabilité de trésorerie, dite recettes-dépenses : on enregistre ce qui est réellement encaissé et décaissé. Il est possible d’opter pour une comptabilité d’engagement (créances-dettes), parfois utile pour lisser un résultat ou en cas de forts décalages. Le choix a des effets fiscaux qu’il faut anticiper.

Comment comptabiliser les honoraires rétrocédés à un remplaçant ?

Le praticien remplacé encaisse la totalité des honoraires puis reverse une part au remplaçant : cette rétrocession se déduit de ses recettes, tandis que le remplaçant la déclare en produits. Il faut établir un relevé annuel des honoraires rétrocédés (imprimé DAS2 au-delà d’un certain montant). Une bonne traçabilité évite les redressements.

Quelles dépenses puis-je déduire de mon bénéfice ?

Sont déductibles les dépenses engagées dans l’intérêt de l’activité : loyer et charges du cabinet, matériel et petit équipement, cotisations sociales et professionnelles, assurances, frais de véhicule, formation, documentation, honoraires de tiers. Les biens durables s’amortissent sur plusieurs années plutôt que de se déduire en une fois. La frontière entre privé et professionnel doit être justifiée.

Rémunération et dividendes en SEL

En SELARL, vaut-il mieux me verser une rémunération ou des dividendes ?

Il n’y a pas de réponse unique : la rémunération ouvre des droits sociaux et retraite mais supporte des cotisations, tandis que les dividendes sont soumis à la flat tax et, en SEL, aux cotisations sur la part dépassant 10 pour cent du capital. L’optimum dépend de votre besoin de revenu, de votre TMI et du niveau de capital. Notre comparateur SEL contre BNC et notre simulateur de rémunération chiffrent le bon dosage.

Depuis la réforme 2024, comment est imposée ma rémunération de gérant de SEL ?

Depuis 2024, la rémunération technique du professionnel exerçant en SEL est imposée dans la catégorie des BNC, et non plus comme un salaire ou un revenu de gérance : l’abattement forfaitaire de 10 pour cent ne s’applique plus. Cela renchérit légèrement l’imposition de la rémunération et modifie l’arbitrage avec les dividendes. Nos simulateurs intègrent cette réforme.

Pourquoi mes dividendes de SEL supportent-ils des cotisations sociales ?

Dans une SEL où vous êtes associé exerçant, la fraction de dividendes qui dépasse 10 pour cent du capital social, des primes d’émission et des apports en compte courant est assimilée à un revenu d’activité et soumise aux cotisations sociales. C’est une différence majeure avec une SAS classique, où les dividendes échappent aux cotisations. Cette règle change complètement l’arbitrage.

Qu’est-ce que la règle des 10 pour cent du capital sur les dividendes ?

Elle signifie que seuls les dividendes inférieurs à 10 pour cent du capital et des comptes courants restent soumis à la seule flat tax ; au-delà, ils supportent aussi les cotisations sociales du travailleur non salarié. Un capital plus élevé augmente donc la part de dividendes faiblement taxée. Bien calibrer son capital fait partie de la stratégie.

Flat tax ou barème : comment sont imposés mes dividendes ?

Par défaut, les dividendes sont soumis au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 pour cent (12,8 pour cent d’impôt et 18,6 pour cent de prélèvements sociaux). Vous pouvez opter pour le barème progressif avec un abattement de 40 pour cent, ce qui est parfois plus favorable dans les tranches basses. L’option est globale et se décide chaque année.

Comment fixer le montant optimal de ma rémunération ?

L’idée est de couvrir votre besoin de vie et vos droits sociaux essentiels via la rémunération, puis d’arbitrer le reste entre dividendes et mise en réserve. Trop de rémunération alourdit cotisations et impôt sur le revenu ; trop peu fragilise votre retraite. Nos simulateurs déterminent le point d’équilibre sur vos chiffres.

Immobilier du praticien

Faut-il acheter les murs de mon cabinet via une SCI ?

Détenir les murs via une SCI permet de séparer l’immobilier de l’exploitation, de préparer la transmission et d’organiser des revenus locatifs entre associés. La SCI peut être à l’impôt sur le revenu ou sur les sociétés, avec des conséquences très différentes en cas de revente. C’est un montage puissant mais à calibrer selon votre horizon.

Vaut-il mieux acheter mon local professionnel à titre personnel ou via ma société ?

Acheter à titre personnel ou via une SCI protège l’immobilier et vous constitue un patrimoine hors exploitation ; l’acquérir dans la société d’exploitation permet de déduire davantage mais réintègre le bien dans l’actif professionnel, avec une plus-value taxable à la revente. Le bon choix dépend de votre horizon de détention et de vos objectifs de transmission.

Puis-je investir dans un bien locatif meublé (LMNP) en parallèle ?

Oui, l’investissement en location meublée non professionnelle est tout à fait compatible avec une activité de santé et constitue un excellent complément de revenus, grâce à l’amortissement qui neutralise une large part de la fiscalité. Il se gère séparément de votre activité libérale. Nous disposons d’un simulateur et d’un accompagnement dédiés au LMNP.

Comment financer l’achat de mon cabinet ou de ma patientèle ?

L’acquisition d’une patientèle ou d’un cabinet se finance généralement par emprunt, dont les intérêts sont déductibles lorsque l’achat est inscrit à l’actif professionnel ou porté par la société. Le montage (achat en direct, via la SEL, avec ou sans holding) influe fortement sur le coût net. Notre simulateur d’emprunt chiffre vos mensualités et le coût total.

Les intérêts d’emprunt de mon local sont-ils déductibles ?

Les intérêts d’un emprunt contracté pour acquérir un local ou du matériel affecté à l’activité sont déductibles du bénéfice, dès lors que le bien est inscrit au registre des immobilisations. Pour un local détenu via une SCI, la déductibilité s’apprécie au niveau de la SCI. La qualification et l’inscription du bien sont déterminantes.

SCI à l’impôt sur le revenu ou à l’impôt sur les sociétés pour détenir mon cabinet ?

La SCI à l’impôt sur le revenu est simple et fiscalement douce à la revente (plus-value des particuliers avec abattements pour durée), mais les loyers sont imposés à votre TMI. La SCI à l’impôt sur les sociétés permet d’amortir le bien et de réduire l’impôt annuel, au prix d’une plus-value plus lourde à la sortie. L’arbitrage dépend surtout de votre horizon de détention.

Retraite, prévoyance et épargne

Comment me constituer une retraite complémentaire en tant que libéral ?

Au-delà de vos régimes obligatoires, vous pouvez déduire des versements sur un plan d’épargne retraite (PER) ou un ancien contrat Madelin, dans des limites indexées sur votre revenu. C’est l’un des rares leviers qui réduit votre impôt tout en préparant votre retraite. L’effort d’épargne optimal se calcule chaque année selon votre bénéfice et votre TMI.

Contrat Madelin ou PER : lequel choisir ?

Le PER a remplacé le Madelin pour les nouveaux contrats et offre plus de souplesse, notamment la sortie en capital et un déblocage pour l’achat de la résidence principale. Un ancien Madelin peut être conservé ou transféré selon ses conditions. Le choix dépend de votre horizon, de votre besoin de liquidité et de la qualité du contrat.

Suis-je bien couvert en cas d’arrêt maladie ou d’invalidité ?

Les régimes obligatoires des libéraux de santé couvrent souvent modestement les arrêts de travail, surtout en début d’activité et pendant un délai de carence. Une prévoyance complémentaire, déductible dans le cadre Madelin ou PER, est vivement recommandée pour maintenir vos revenus. Nous auditons vos garanties existantes pour éviter les trous de couverture.

Combien puis-je déduire de mon revenu au titre de l’épargne retraite ?

Le plafond de déduction dépend de votre bénéfice et se compose d’une part forfaitaire et d’une part proportionnelle au revenu, dans la limite d’un multiple du plafond de la sécurité sociale. Les plafonds non utilisés des années précédentes peuvent parfois être récupérés. Nous calculons votre capacité de déduction optimale.

Que devient mon épargne retraite si je pars à l’étranger ou change de statut ?

L’épargne accumulée sur un PER ou un Madelin reste acquise et continue de fructifier, quel que soit votre statut ultérieur. Un départ à l’étranger soulève des questions de fiscalité à la sortie qu’il faut anticiper. Le transfert entre contrats est généralement possible pour regrouper et optimiser.

L’assurance-vie a-t-elle un intérêt pour un professionnel de santé ?

Oui, l’assurance-vie reste une enveloppe patrimoniale de référence : souplesse, fiscalité allégée après huit ans et atout majeur en matière de transmission. Elle complète utilement l’épargne retraite, qui est bloquée jusqu’à la retraite. Notre comparateur de placements situe l’assurance-vie face aux autres enveloppes selon votre horizon.

Cession, transmission et fin d’activité

Comment vendre ma patientèle ou ma clientèle ?

La cession d’une patientèle libérale prend la forme d’une présentation de clientèle assortie d’un engagement de non-concurrence et d’accompagnement du successeur. Sa valeur s’apprécie selon les recettes, la rentabilité et l’attractivité du secteur. Nous vous aidons à évaluer, structurer et sécuriser l’opération, y compris via notre méthode de valorisation.

Comment est imposée la plus-value quand je cède mon cabinet ?

La cession dégage une plus-value professionnelle, distinguée entre court terme et long terme, cette dernière bénéficiant d’un taux réduit. Plusieurs régimes d’exonération existent selon le montant des recettes, la durée d’activité ou le départ à la retraite. Le bon séquencement de l’opération peut réduire fortement l’imposition.

Existe-t-il des exonérations de plus-value au moment de la retraite ?

Oui, un dispositif spécifique permet, sous conditions de durée d’activité et de départ effectif à la retraite dans un délai encadré, d’exonérer la plus-value de cession de votre cabinet. D’autres exonérations existent en fonction des recettes ou de la valeur cédée. Ces régimes se cumulent parfois et méritent d’être anticipés plusieurs années à l’avance.

Faut-il créer une holding pour préparer la cession de ma SEL ?

Interposer une holding permet, via le régime mère-fille et l’apport-cession, de céder son activité en limitant l’imposition immédiate et en réinvestissant dans de nouveaux projets. C’est un montage puissant pour les cessions importantes, mais encadré par des conditions strictes de réinvestissement. Notre simulateur de holding illustre l’intérêt du montage.

Comment transmettre mon cabinet à un associé ou à un confrère ?

La transmission peut se faire par cession de patientèle, cession de parts de SEL ou intégration progressive d’un associé, chaque voie ayant sa fiscalité. L’entrée d’un jeune confrère au capital permet souvent une transition en douceur et un étalement du prix. Nous structurons l’opération pour concilier vos intérêts et ceux du repreneur.

Quelles démarches comptables au moment de cesser mon activité ?

La cessation impose une déclaration de résultat dans un délai court, la régularisation des cotisations sociales, le traitement des plus-values et la clôture des comptes. Les cotisations font l’objet d’un dernier appel qui peut surprendre s’il n’est pas provisionné. Un accompagnement évite les oublis coûteux dans cette phase sensible.

Spécificités par métier

Médecin secteur 1 ou secteur 2 : quel impact comptable et social ?

En secteur 1, une partie de vos cotisations sociales est prise en charge par l’assurance maladie en contrepartie des tarifs conventionnés, ce qui allège votre charge sociale. En secteur 2, vous fixez librement vos honoraires mais supportez davantage de cotisations. Ce choix influe directement sur votre revenu net et sur l’intérêt de passer en SEL.

Chirurgien-dentiste : comment amortir mon plateau technique (fauteuils, imagerie, CFAO) ?

Le matériel dentaire, souvent coûteux, s’inscrit à l’actif et s’amortit sur sa durée d’usage : quelques années pour l’informatique et la CFAO, davantage pour les fauteuils et l’imagerie. L’amortissement réduit votre bénéfice imposable pendant plusieurs exercices. Un plan d’amortissement bien construit lisse votre fiscalité au rythme de vos investissements.

Infirmier IDEL : comment gérer mes frais de déplacement et mes tournées ?

Les déplacements représentent une part majeure des charges d’un infirmier libéral : vous pouvez déduire les frais réels de véhicule ou appliquer le barème kilométrique, le plus avantageux selon votre kilométrage. Une tenue rigoureuse des trajets professionnels est indispensable pour sécuriser la déduction. Le choix entre réel et barème se réévalue chaque année.

Masseur-kinésithérapeute : quelles particularités comptables ?

Le kinésithérapeute relève de la CARPIMKO et exerce le plus souvent en cabinet, seul ou en groupe via une société de moyens. La gestion des redevances de collaboration, du matériel de rééducation et des éventuels locaux partagés structure sa comptabilité. Le passage en SEL se pose dès que l’activité devient bien rentable.

Sage-femme : quelle caisse et quelles spécificités ?

Les sages-femmes relèvent de la CARCDSF, comme les chirurgiens-dentistes, avec un régime de cotisations qui leur est propre. Leur activité mêle souvent suivi conventionné et actes spécifiques, avec parfois des recettes accessoires à surveiller côté TVA. Nous adaptons le suivi comptable à la diversité de votre exercice.

Orthophoniste, orthoptiste, pédicure-podologue : à quelle caisse suis-je rattaché ?

Ces professions relèvent de la CARPIMKO, comme les infirmiers et les kinésithérapeutes, avec les taux et tranches propres à cette caisse. Elles exercent généralement en BNC, avec la possibilité de passer en SEL selon le niveau de revenu. Le régime PAMC s’applique dès lors que vous êtes conventionné.

Votre situation mérite une réponse sur mesure

Ces réponses générales ne remplacent pas une analyse de votre cas. Parlons de votre activité, de vos projets et de votre fiscalité.

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Informations générales à jour de la réglementation 2026, données à titre indicatif et ne constituant ni un conseil personnalisé, ni un engagement contractuel. La réglementation applicable dépend de votre profession, de votre ordre et de votre situation individuelle.

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