Quelle forme juridique choisir pour se lancer en freelance ?
Vous êtes sur le point de vous lancer en tant qu’indépendant ? Félicitations pour cette belle aventure professionnelle ! L’une des premières étapes importantes est de choisir une forme juridique adaptée à votre activité et à vos besoins. Micro-entrepreneur, EURL, SASU : quelles sont les différences ? Quels avantages et inconvénients pour chaque statut ? Voici un tour d’horizon clair et chiffré pour vous guider dans votre choix.
1. Le statut de micro-entrepreneur (auto-entrepreneur)
Les avantages :
- Simplicité administrative : Inscription rapide, gestion simplifiée avec un seuil de chiffre d’affaires annuel plafonné.
- Charges sociales proportionnelles : Les cotisations sociales sont calculées sur la base du chiffre d’affaires réalisé.
En 2024, les taux sont :
- 12,3 % pour les prestations de service (BNC).
- 21,2 % pour les activités commerciales (BIC).
- Exonération de TVA : Jusqu’à 77 700 € pour les prestations de services.
Les inconvénients :
- Plafond de chiffre d’affaires : 77 700 € pour les services et 188 700 € pour les ventes de marchandises.
- Pas de déduction de frais : Les charges professionnelles ne peuvent être déduites.
- Protection sociale limitée : Droits relativement faibles pour la retraite et les indemnités journalières
Exemple :
Un graphiste freelance facturant 3 000 € par mois (36 000 € annuels) en prestations de service paiera environ 12,3 % de charges sociales, soit 4 428 € par an.
2. L’EURL (Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée)
Les avantages :
- Responsabilité limitée : Le patrimoine personnel est protégé.
- Régime fiscal au choix : Vous pouvez opter pour l’impôt sur le revenu (IR) ou l’impôt sur les sociétés (IS).
- Déduction des frais : Toutes vos charges professionnelles sont déductibles.
Les inconvénients :
- Formalités complexes : Constitution de l’EURL et tenue d’une comptabilité rigoureuse.
- Charges sociales élevées : Pour un gérant affilié au régime des travailleurs indépendants (RSI), les cotisations représentent environ 45 % de la rémunération nette.
Exemple :
Un consultant créant une EURL avec un chiffre d’affaires de 50 000 € et se versant une rémunération nette de 30 000 € paiera environ 13 500 € de cotisations sociales.
3. La SASU (Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle)
Les avantages :
- Souplesse juridique : Régime souple et adapté à l’évolution de votre activité.
- Protection sociale du salarié : Le président est affilié au régime général de la sécurité sociale.
- Exonération des dividendes : Ceux-ci ne sont pas soumis à cotisations sociales.
Les inconvénients :
- Charges sociales importantes : Le coût des cotisations salariales et patronales s’élève à environ 70 % de la rémunération nette.
- Gestion plus complexe : Formalités administratives et comptabilité plus lourdes.
Exemple :
Un développeur créant une SASU avec une rémunération nette de 40 000 € paiera environ 28 000 € de charges sociales.
Tableau comparatif:
| Statut | Charges sociales | Formalités | Plafond de CA | Protection sociale |
| Micro-entrepreneur | 12,3 % ou 21,2 % | Très simples | Oui (77 700 € ou 188 700 €) | Faible |
| EURL | ~45 % | Moyennement complexes | Non | Moyenne |
| SASU | ~70 % | Complexes | Non | Bonne |
Conclusion
Le choix de la forme juridique dépend de plusieurs facteurs :
- Vos revenus prévus : Si vous démarrez avec une activité modeste, le statut de micro-entrepreneur peut être idéal.
- Vos besoins en protection sociale : Si vous privilégiez une bonne couverture sociale, la SASU est une bonne option.
- Vos projets d’évolution : L’EURL ou la SASU offrent plus de souplesse pour le développement
N’hésitez pas à consulter un expert-comptable pour analyser votre situation et vous aider à faire le choix le plus pertinent. Chez Ascencia, nous accompagnons les freelances dans toutes les étapes de leur création d’entreprise.
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